30 JOURS DE NUiT [ 1/5 ]

30 JOURS DE NUiT [ 1/5 ]
Sortie en salles le 9 janvier 2008

Réalisé par David SLADE

Avec Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston...

Interdit aux moins de 12 ans !

USA - 2007 - 1H45

Après un Hard Candy plutôt réussi, David Slade se plante en beauté avec 30 JOURS DE NUIT, un film de vampires interdit aux moins de 12 ans qui fait même pas peur. Pourtant le film se déroule presque entièrement de nuit, il y a de quoi en casser du zombie. Et les héros d'ailleurs ne se privent pas, les têtes tombent, le sang gicle. Le problème c'est qu'on n'y croit jamais. Puis les raccourcis sont nombreux, trop, ce qui n'arrange rien. Et, surtout : on s'y ennuie ferme, trop souvent à mon goût.

Alaska, de nos jours. Au coeur de l'hiver, les habitants de la paisible ville de Barrow s'apprêtent à passer, comme tous les ans, un mois sans soleil. À la suite d'une série d'événements étranges, Eben et Stella, les deux shérifs locaux, vont découvrir l'invraisemblable vérité. Un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de tous ses habitants. Eben, Stella et un petit groupe de survivants vont alors tenter de survivre jusqu'à l'aube...
A éviter donc, malgré les quelques scènes de tranchage de gorges bien sympatoch'.

# Posté le mercredi 09 janvier 2008 14:28

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 10:47

REVIENS-MOI [ 2/5 ]

REVIENS-MOI [ 2/5 ]
ATONEMENT

Sortie en salles le 9 janvier 2008

Réalisé par Joe WRiGHT

Avec James McAvoy, Keira Knightley, Romola Garai...

GRANDE BRETAGNE - 2007 - 2H03

REViENS-MOi est l'adaptation du roman Atonement (Expiation en français) de Ian McEwan. Le film aurait pu être magnifique (la photo est sublime, les nombreux flash back sont correctement utilisés, les ellipses, les répétitions de scènes à travers différents points de vue), mais avec une intrigue mieux ficelée, moins de longueurs et une Keira Knightley plus convaincante.

Août 1935. Malgré la canicule qui frappe l'Angleterre, la famille Tallis mène une vie insouciante à l'abri dans sa gigantesque demeure victorienne. La jeune Briony a trouvé sa vocation, elle sera romancière. Mais quand du haut de ses 13 ans, elle surprend sa soeur aîné Cecilia dans les bras de Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve face au désir des adultes va provoquer une tragédie et marquer à jamais ce destin du jeune homme.
Une petite déception : un visionnage dvd suffit amplement ! Après, c'est vous qui voyez.

# Posté le mercredi 09 janvier 2008 14:26

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 10:35

ANTARCTiC JOURNAL [ 4/5 ]

ANTARCTiC JOURNAL [ 4/5 ]
Réalisé par YIM Phil-sung

Avec Yu Ji-tae et Song Kang-ho...

COREE 2007 1H55

Remarqué pour ses court-metrages dans divers festivals internationaux, YiM Phil-sung a vu les choses en grand pour son 1er long. Depuis la vision marquante d'un docu consacré aux expéditions en Antarctique le cinéaste portait en lui ce projet. Aujourd'hui son rêve est devenu réalité et le résultat est largment à la (dé)mesure du projet.

Doté d'un budget de 6,5M de $ US, ANTARCTiC JOURNAL est exceptionnel à plus d'un titre. Tout d'abord il s'agit du premier film coréen entièrment réalisé en Nouvelle Zélande (SiLMiDO ne comporte qu'une séquence) pour un mois de repérage et 50 jours de tournage à 1700m d'altitude, idéal pour se placer dans les conditions rudes du Pôle Sud. Ensuite le film rassemble une fascinante brochette internationale de techniciens de renom. A commencer par une équipe néo-zélandaise d'une quarantaine de personnes ayant collaboré à la trilogie du SEiGNEUR DES ANNEAUX. Parmi elles, on compte notamment Bridget BURK qui s'est occupée de la production, ainsi que la société WETA, responsable de toute les miniatures. Coté musique, c'est le japonais Kenji KAWAI (GitS, AVALON) qui assure une composition de premier ordre qui soutient une tension permanente et conforte la sensation d'enfermement des personnages. Outre un conseiller technique célèbre en la personne du capitaine PARK Young-seok, détenant le record pour avoir atteint le Pole Sud en 44 jours, une petite partie de l'équipe d'OLD BOY a rejoint également le plateau : le directeur photo JUNG Jung-hoon et le chef-opérateur PARK Hyun-won. Enfin la distribution des têtes d'affiche a été attribuée à deux chefs de file du cin2ma coreen : YU Jie-tae (NATURAL CiTY) et SONG Kang-ho (MEMORIES OF MURDER). Sans oublier l'apparition inattendue de GANG Hye-jung, fille et amante de CHOI Min-sik dans OLD BOY.

Visage gelé et impassible, regard perdu vers l'horizon, Do-hyung marche droit devant sans mËme s'occuper de son équipe. Notre homme est determiné à accomplir l'impossible en rejoignant le seul endroit de l'Antarctique reputé inaccessible : un point de non-retour qui fait fantasmer tous les aventuriers. Aux cotés de ce chef charismatique cinq hommes sont de la partie dont le jeune Min-jae. Celui-ci trouve dans la glace un journal datant de 1922 racontant l'expédition de six hommes. A partir de cet instant l'équipée bascule peu à peu dans la folie, écartelée entre les révélations de cet agenda étrange (qui semble annoncer progressivement la suite de l'histoire), un délai incompressible de 27 jours avant l'apparition de la nuit et un chef d'équipe impitoyable cachant un terrible secret.
ANTARCTiC JOURNAL met en scène la descente aux enfers des six hommes en proie à la solitude et à la mort. Pour illustrer ce dérapage progressif, le réalisateur introduit quelques discrètes touches de fantastique comme une main glacée fantomatique effleurant l'un des personnages ou un oeil furtif apparaissant au fond d'une boîte. Cette thématique de l'oeil est d'ailleurs présente tout au long du métrage et pourrait fort bien imager le point de vue de Dieu. C'est ainsi qu'après la chute d'un membre de l'équipe au fond d'un gouffre, on découvre que la roche environnante forme une sorte d'oeil diabolique regardant le malheureux sans vie. Ce n'est cependant pas la seule scène choc du film. Outre un final effrayant et tragique, on a droit à une sequence de sauvetage avortée par Do-hyung qui lache la corde et fait chuter délibérément un de ses hommes alors qu'une tempete de glace déboule d'un seul coup. Chaque film avec Song Kang-ho pourrait etre consideré comme un évènement : JSA, MEMORiES OF MURDER, MR VENGEANCE, FOUL KiNG, THE HOST... Avec ANTARCTiC JOURNAL, l'acteur incontournable explore une facette quasi-inédite de son talent en nous entrainant au coeur de la démence. Il investit brillament ce personnage qui s'inflige une ultime épreuve pour mieux acceder à la rédemption et au pardon divin.
U
n formidable drame humain qui, assurément, aurait mérité une sortie cinéma. Heureusement, le DVD est disponible chez Elephant Films !

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 05:54

Modifié le mardi 05 février 2008 08:00

DANTE 01 [ 2.5/5 ]

DANTE 01 [ 2.5/5 ]
Réalisé par Marc CARO

Avec Lambert Wilson, Lin-Dan Pham, Dominique Pinon, François Levantal, Gérard Laroche...

Sortie en salles le 2 Janvier 2008

FRANCE - 2007 - 1H28

Voici enfin DANTE 01, attendu par certains comme un chef-d'oeuvre ou comme LE film de science-fiction français, et qui au final risque fort de diviser le public, qui va soit adorer soit détester soit être complètement larguer. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : le voyage vaut tout de même le détour, alors n'hésitez surtout pas à le faire aussi ! Il faut dire que l'histoire est à elle seule déjà très attrayante.

Dante 01, prison spatiale, dérive dans l'atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l'intérieur, six des plus dangeureux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d'obscures expériences. Une résistance s'organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l'arrivée de St Georges, mystérieux détenus possédé par une force secrète qu'il apprendra à maîtriser pour faire face à l'hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l'attraction de maléfique de Dante.
Mais si l'on bavait tous en attendant le fameux DANTE 01, c'est aussi et surtout à cause de Marc Caro... Eh oui, c'est lui et Jean-Pierre Jeunet qui nous avaient offert les excellents DELICATESSEN et LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS. Alors que dire du premier long métrage de Caro (sans son pote) sinon que l'on en ressort disons.. mitigé. Car il faut avouer que le film ne manque pas d'intérêt, à commencer par ses acteurs, de vraies "gueules", avec un Lambert Wilson qui livre une prestation forte et brillante. La mise en scène, les différentes vues filmées par les caméra de surveillance, l'image qui tremble, les sublimes plans d'extérieur du vaisseau... puis surtout le film tient en haleine, on vit à fond avec les personnages cette aventure mystique, mais, malheureusement, pas jusqu'à la fin. Ou disons plutôt qu'on reste un peu sur notre faim, parce qu'aucune explication ne sera fournie au spectateur. Cela dit, je vous le répète, le premier long métrage de Caro vaut quand même le détour, ne serait-ce que pour ses personnages hauts en couleur ou pour le soin qu'il porte aux décors labyrinthiques, mais aussi à la lumière, aux effets spéciaux, à la musique pénétrante, aux sons... Si vous aimez vivre des expériences sensorielles, il vous faut tester DANTE 01 au cinéma, toutefois vous êtes prévenus, ça n'est pas encore le chef-d'oeuvre tant espéré.

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 01:36

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 10:23

ALIENS VS PREDATOR : REQUIEM [ 0/5 ]

ALIENS VS PREDATOR : REQUIEM [ 0/5 ]
Réalisé par Colin et Greg STRAUSE

Avec John Ortiz...

Interdit à aux moins de 12 ans !

Sortie en salles le 2 Janvier 2008

USA - 2007 - 1H34

Je sais vraiment pas pourquoi je continue d'aller voir ce genre de bouse au cinéma (?), il est temps que je me pose la question, et sérieusement ou bien je sais pas enfin bref. En tous cas, ceux qui aiment le genre devraient quand même y trouver leur compte, surtout si l'on compare REQUIEM au précédent opus : on assiste ici à beaucoup plus de combats entre aliens et predators (mais tout ça se passe dans le noir et on y voit jamais que dalle !) ; les humains se font massacrer "jusqu'au dernier"(voire l'explosive scène finale) ; tous les personnages (principaux et secondaires) sont bien plus jeunes, ici les "héros" sont des ados entre 16 et 18 ans ; on voit aussi plus d'hémoglobine que dans le précédent opus, ce qui va certainement en ravir plus d'un (hein nounours :p). Voilà sinon, et l'on pouvait d'ailleurs s'y attendre, ça reste très facile et crétin, autant les situations (le mec qui descend dans les égouts, où nichent les vilains monstres, pour chercher ses clefs...) que les dialogues censés être "sérieux" mais qui sont involontairement marrants... Bref, vous voilà prévenus, et je ne vous parle même pas du terrible ennui que l'on ressent durant le métrage, tout comme, dailleurs, en écrivant ces quelques lignes, qui s'achèvent donc sur ces trois mots : Evitez cette daube.

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 01:35

Modifié le mardi 05 février 2008 07:18