BRAQUAGES [ 2/5 ]

BRAQUAGES [ 2/5 ]
Titre original : HEIST

Ecrit et réalisé par David MAMET

Avec Gene Hackman, Danny DeVito, Delroy Lindo,,,

Date de sortie : le 23 Janvier 2002

USA - 2001 - 1H50 – VOSTF + VF


David Mamet, un habitué des histoires de truanderies en tous genres (Les Incorruptibles, Ronin, Hannibal, American Buffalo) signe avec BRAGUAGES une pure comédie dramatique relativement sophistiquée et montée en crescendo – le tout arrosé d'un cocktail de grands acteurs du cinéma hollywoodien.

Joe est un cambrioleur en fin de carrière qui cumule les boulettes et risque de finir sous les verrous s'il ne met pas un terme à ses braquages au plus vite. Mais voilà qu'au moment où il planifiait de se retirer du monde es bandits avec son voilier et sa petite amie, Mickey, l'escroc pour qui il bosse, lui impose un gros plan en Suisse qui lui remplirait copieusement son compte en banque.


Avant même d'envisager de voir BRAQUAGES, il faut que vous sachiez que cette bobine n'est pas vierge d'incohérences scénaristiques et d'invraisemblances en tout genre.
Le film commence par exemple sur un coup de malchance où Joe (Gene Hackman) est filmé par les caméras de surveillance d'une bijouterie que lui et ses acolytes dévalisent. Il essaye donc en vain de forcer le coffre qui enferme les magnétoscopes (ce dernier n'est fermé que par un vulgaire cadenas) avec une barre de métal alors que son complice est armé d'un flingue,,, bizarre. Il n'y a pas forcément lieu d'être réaliste dans le cinéma, bien au contraire, mais le style du film étant majoritairement crédible, on regette ses écarts de conduite qui ont tendance à nous faire déprécier le film. Le dernier quart d'heure du métrage est quant à lui disons aberrant tant les retournements de situation improbables se succèdent et laissent sceptiques. Et si ça ne s'arrêtait que là ! La mise en scène fait preuve d'un manque total d'imagination et il est presque difficile de croire que David Mamet soit bien l'homme derrière les commandes,,,

BRAQUAGES est toutefois sauvé par son trio d'acteurs exceptionnels
: Gene Hackman dans le rôle du bandit qui est en fin de carrière, Delroy Lindo (Malcom X, Clockers, Roméo doit mourir,,,), dans le rôle de son homme de main et l'incontournable et irrésistible Danny De Vitto dans celui de l'investisseur mafieux. Ces derniers parviennent en effet à insuffler un air de comédie au film, ce qui évite de trop s'ennuyer lors des quelques longueurs, et ont des rôles parfaitement sur mesure. On peut tout de même légitimement douter qu'une poignée de bons acteurs parvienne si facilement à effacer un film aussi riche en lacunes et déjà vu. Dans le même genre de machinations à gogo on préfère de loin Sex And Crimes de John McNaughton,,,

# Posté le mercredi 06 février 2008 19:23

Modifié le samedi 09 février 2008 06:13

iVRE DE FEMMES ET DE PEiNTURE [ 3.5/5 ]

iVRE DE FEMMES ET DE PEiNTURE [ 3.5/5 ]




























Titre original CHiHWASEON

Festival de Cannes 2002 - Prix de la Mise en Scène

Dare de sortie 09 Juillet 2003

Réalisation IM Kwon-taek

Acteurs Choi Min-sik, Agn Sung-ki, You Ho-jeong, Kim Yeo-jin, Son Ye-jin, Han Myoung-gu...

Pays d'origine Corée du Sud

Année 2002

Durée 115 minutes

Langue originale Coréen

Un sublime site internet pour plus d'infos http://www.chihwaseon.com/

Pour son 97e long mérrage, Im Kwon-taek nous offre avec IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE la biographie affabulée d'un jeune peintre impulsif et génial. Un très beau film qui fait rêver, qui donne ienvie de peindre et qui transmet un messsage optimiste. Ca change !

Le film raconte l'histoire d'un artiste coréen qui vécut à une époque de chaos, la seconde moitié du XIXe siècle. Le personnage historique, dont les errances font écho aux troubles du royaume Chosun, fut l'incarnation même de l'art. La dynastie Chosun se maintint pendant 500 ans et fut la plus durable dans l'histoire de l'humanité. La splendeur de sa culture s'incarna notamment dans l'introduction du néo-confucianisme, le développement d'une élite simulé par l'examen d'Etat, la montée d'une aristocratie appelée Yangban et la création d'un système d'écriture nationale, le Han Geul.
Les fondements de Chosun se voulaient ceux d'une société hautement morale exigeant de la classe dirigeante une grande rectitude. En matière de culture, elle atteignit un niveau inégalé. L'enthousiasme avec lequel le Japon accueillit les émissaires royaux de Chosun sous le shogunat Tokugawa en atteste. Sur le plan culturel, le Japon devait considérer Chosun comme sa mère nourricière jusqu'au XVIIIe siècle. Il est à présent communément admis que le niveau atteint par le Japon dans le domaine des arts de la céramique et dans l'assimilation de l'esprit confucéen fut une des conséquences de l'invasion du Chosun par Hideyoshi à la fin du Xve siècle et de l'installation forcée au Japon d'artisans et de lettrés coréens.
Chosun brilla non seulement dans le domaine d'érudition, mais aussi dans ceux de la musique, de la peinture, de l'architecture, ddes arts appliqués et dans bien d'autres encore.

Jang Seung-Up est un personnage à la fois marginal et bon vivant. D'un côté, il ne se plie qu'occasionnellement aux traditions et aux ordres de ses supérieursn et d'un autre, il a une passion immodérée pour les bonnes choses de la vie que sont les femmes, la nourriture et surtout... l'alcool. Le personnage de Jang Seung-Up apparaît ainsi au spectateur comme relativement peu attachant car trop distant avec son entourage et blasé des compliments qu'on peut faire à propos de son art. Pourtant, il parvient plus tard à séduire grâce à sa vivacité et à son stoïssisme qui lui permettent de franchir les embuscades qui vont se dresser devant lui sans se plaindre ni même penser à retourner sur ses pas. Et tandis que le film avance, on découvre peu à peu l'étendue sidérante du génie qui se montre capable de reproduire à l'identique une peinture (extrèmement sophistiquée et detaillée) qu'il n'a eu l'occasion de voir qu'une seule fois pendant un bref moment.. Im Kwon-taek ne cherche donc pas à embellir son peintre déjà hors norme mais à le montrer humain et imparfait. En effet, on peut se demander ce que serait Jang sans ce fameux don : un alcoolique, brutal avec les femmes qui n'aurait aucun charisme.

Comme vous pourrez le constater sur le documentaire inclus dans les bonus du DVD, Im Kwon-taek est un réalisateur engagé politiquement. Il ne nous épargne donc pas le contexte politique de l'époque dans IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURES. Par le plus grand des hasards, l'apogée de Jang coïncide avec ma chute de la Corée sous l'invasion japonaise. Le contexte politique, qui n'est pas suffisamment développé dans le film pour que nous autres Européens comprenions exactement de quoi il retourne, éclaire toutefois suffisamment bien sur la place qu'occupait un artiste de talent à l'époque. Il est véritablement considéré comme un intouchable, comme un envoyé de Dieu dont la tâche est de retranscrire la réalité par le biais de son âme, elle-même liée à son pinceau.

Par une manière de filmer très simplifiée et épurée, Im Kwon-taek transmet directement au spectateur son admiration, son respect pour le peinte, qui est interprété magistralement par Choi Min-sik, le méchant kidnappeur d'enfants de Lady Vengeance. La caméra s'attarde sur un geste de main parfait qui va, en une seule ligne, transposer la beauté de la nature au papier. Il filme l'oeil passionné et observateur du peintre, la richesse de la nature et la poésie de l'encre qui prend progressivement vie.

# Posté le vendredi 01 février 2008 14:19

Modifié le vendredi 01 février 2008 16:04

LUST, CAUTiON [ 2/5 ]

LUST, CAUTiON [ 2/5 ]
[ SE, JEi ]

~~ Lion d'Or Festival de Venise 2007 ~~

Réalisé par Ang LEE

Avec Tony Leung, Tang Wei, Joan Chen, Wang Leehom, Tou Chung Hua, Jonhson Yuen...

Scénario de Wang Hui Ling et James Schamus, d'après la nouvelle Se, Jei d'Eileen Chang.

CHiNE/USA - 2007 - 2H38 - VOSTF [Chinois]

Aussi à l'aise dans les vastes étendues américaines (LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAiN) que dans la campagne anglaise (RAiSON ET SENTiMENTS), passant d'un film de commande (HULK) à des oeuvres plus intimistes (ICE STORM), via un petit détour par le western (CHEVAUCHEE AVEC LE DiABLE), Ang Lee n'a plus à démontrer que son talent peut servir tous les genres, toutes les ambiances, tous les styles. Et ce LUST, CAUTiON primé à Venise, qui nous transporte dans le Shangaï trouble et violent des années 40, aurait pu, que dis-je.. aurait du!!! être une preuve supplémentaire, et c'est quasiment le cas à un détail près, on s'y ennuie ferme : Ma qué ces 2h38 sont interminables !...

Alors que le Japon occupe une partie de la Chine (souvenez-vous le superbe LES DEMONS A MA PORTE), Shangaï est devenue la ville cosmopolyte par excellence, haut lieu de la contrebande, de l'espionnage et des mafias. Dans les beaux quartiers, l'effervescence mondaine, dans les rues populaires, la résistance, la rébellion, la répression. Pendant qu'on rit, qu'on danse et qu'on collabore avec l'occupant japonais au premier étage, on torture, on assassine, on fait le vide dans les sous-sols du gouvernement... En ce temps de guerre mondiale, où tous les intérêts s'affrontent, où les alliances se cherchent, Shangaï n'est pas épargnée par le chaos.

Wong, jeune étudiante venue de sa campagne, discrète et un brin timide, n'avait à priori rien à faire dans cet univers-là. Mais le destin en décide autrement le jour où elle se retrouve, sur la scène du théâtre, propulsée dans le rôle titre d'une pièce glorifiant la fibre nationale pour soutenir l'effort de résistance chinois. La pièce n'est pas très bonne, mais ce que Wong ressent ce jour-là, sentiment de puissance, va s'incruster au plus profond de sa chair... Son nom a vite fait d'arriver aux oreilles de la Résistance, où l'on pense tout naturellement à elle, si convaincante dans son interprétation, pour approcher et tenter de séduire Monsieur Yee, puissant chef de la collaboration avec le gouvernement japonais, traître à éliminer.
C'est ainsi que Wong devient Madame Mak, épouse délaissée d'un riche homme d'affaire venant justement d'aménager dans la même rue que la famille Yee... Elle se pique au jeu des belles toilettes et de la voiture avec chauffeur, se glisse dans la peau de son personnage comme on se jette à l'eau du haut de la falaise : avec la peur au ventre et cette ivresse née de la conscience aigüe du risque, celui que quelque chose, à tout instant, puisse déraper...
Madame Mak devient l'amie, la confidente et la fidèle partenaire de mahjong de Madame Yee, sous le regard inquiétant de Monsieur, toujours discret mais attentif au moindre battement de cils, au moindre croisement de jambes, au moindre bruissement des robes de soie.
Je ne vous révèlerais pas comment Wong parviendra à attirer sa proie, ni dans quels filets Monsieur Yee l'emprisonnera... Je ne vous dirais rien de la danse sulfureuse qui va les entraîner tous les deux, qui va les révéler dans leur intimité la plus nue, la plus cruelle, et les changer à jamais...

Interdit aux Etats-Unis aux moins de 17 ans en raison de scènes "explicites", LUST, CAUTiON mêle reconstitution historique, tragédie, romance et passion, et une beauté plastique saisissante. Homme ou femme, difficille de rester de marbre devant un Tony Leung qu'on n'a jamais vu aussi ambigu et complexe, et Tang Wei, une jeune inconnue super sexy qui fait une entrée fracassante dans la cour des grands. Si vous n'aimez pas vous ennuyer au cinéma, ou disons plutôt le "cinéma lent" : évitez quand même ce film, ou préférez patienter jusqu'au DVD.

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 14:17

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 14:31

LES FILMS à voir cette semaine au cinéma :

LES FILMS à voir cette semaine au cinéma :
1) No country for old men. 2) Frontière(s). PS. la critique de SWEENEY TODD sera peut être disponible dès ce soir ou demain...

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 10:19

Modifié le mardi 22 janvier 2008 14:44

BANDE-ANNONCE ASiATiQUE 2008

BANDE-ANNONCE ASiATiQUE 2008
Dix films asia' 2008 parmi les + attendus (ordre sans importance).

1. FLASHPOiNT
Apres SPL et DTG, Donnie Yen revient encore + exité que jamais ! Donnie Yen est de + en + accro au free fight, esperons que sa nouvelle collaboration avec Wilson Yip le prouve. L'acteur-cascadeur Collin Chou fera aussi partie de l'aventure.

2. QUEEN OF LANGKASU
Nonzee Nimibutr, le père de la Nouvelle Vague thai, est en train de boucler son projet épique. Pirates, princess, combats sur et sous les eaux, creatur marines geantes, magie... QOL promet du tres grand spectacle. Et pour ne rien gacher, on sait qu'avec Nimibutr aux commandes, cette prod' ne sera pas qu'un blockbuster de +. Le cineast a particulièremt soigné les décors et les costum, sous la supervision du directeur artistiq Ek lemchuen (LES LARMES DU TIGRE NOIR), et s'est choisi un casting dynamique avec Dan "BORN TO FIGHT" Chupong ou Ananda "SHUTER" Everingham.

3. LUST, CAUTiON
Pas de géant vert ou de kung-fu dans le dernier Ang Lee, mais un cocktail d'amour et d'espionnage sur fond de Seconde Guerre Mondiale. Bénéficiant d'un budget confortable et d'un casting 1er choix - Tony Leung (INFERNAL AFFAIRS), Joan Chen, la pop star Wang Lee-hom et la nouvelle venue Tang Wei dans le role principal. Le film sort le 16 jan et a deja fait bcp de bruit pour ses scenes "hot". Il a par ailleurs remporté le Lion d'or au dernier festival de Venise.

4. HELP ME EROS
Lee Kang-sheng, acteur phare chez Tsai Ming-liang, passe à la réal' pour un film sur le sexe et la drogue ! S'il est ici question de marijuana et de sexualité, TML évoque surtout la solitude, celle d'un homme vivant reclus dans son appart' et fantasmant sur les femmes de son entourage. Le long a deja fait la tournée d festivals...

5. BLOOD BROTHERS
Projet initié et produit par John Woo et Terence Chang, BB est le 1er long d'Alexi Tan. Le film suit 3 amis qui débarquent à Shanghai et y découvrent le monde du crime. Sur un casting de haute volée (Hsu Chi, Daniel Wu...), BB a des influences à la Sergio Leone et Sam Peckinpah. Avec ses superbes décors et son visuel léché, le film ne devrait pas tarder à débarquer en Europ.

6. VEXiLLE
Le nouveau film d'animation SF made in Japan semble bien parti pour repousser les limites du genre ! Sur une trame de SF somme toute classique - la création de robots est bannie mais certains en produisent malgré tout, au grand dam des Nations Unies - le film a suscité l'engouement d petits et d grands qui ont deja pu le decouvrir. Nul doute qu'on en reparlera.

7. KANTOKU BANZAi
Oubliés les polars hardboiled... Takeshi Kitano revient à ses 1ères amours : la comédie. Poursuivant dans la lignée de TAKESHI'S, il interprète un réalisateur nommé Takeshi Kitano (!) qui rencontre de nombreux problèm pour tourner un film. Le cinéma japonais y est revisité de bout en bout, du film de monstre au film d'horreur, du drame social au film de sabre. Gloire à Kitano !

8. iNViSiBLE TARGET
Le nouveau polar de Benny Chan (NEW POLICE STORY) lorgne du coté de SPL et mise presque tout sur ses énormes scènes d'action. On y retrouve Jacky Wu (SPL, justement), Nicolas Tse, Shawn Yue, qui réalisent eux-mm leurs cascades. Cerise sur le gâteau : c'est Jackie Chan himself qui s'est occupé de toutes les scènes d'action.

9. MAD DETECTiVE
Exit les polars pur jus pour Johnnie To. Le réalisateur épice cette fois son enquête policière d'une bonne dose de surnaturel. To et Wai Kai-fai retrouvent, après 5 ans l'un de leurs acteurs fétiches, Lau Ching-wan (WHERE A GOOD MAN GOES), qui incarne un flic borderline menant une enquete sur un tueur en série. Interdit aux moins de 18 ans à HK...

10. THE SUN ALSO RiSES
Jiang Wen, l'une d vedettes du cinéma chinois, s'engage dans 1film tournant autour du reve, de la violence et de la folie, le tout sur une narration totalmt décousue (une suite de 4 sketches). Avec Joan Chen (TWIN PEAKS) et Anthony Wong (I-AFFAIRS)...

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 20:08